ACTUELLEMENT FERME POUR DES RAISONS DE MISE EN SECURITE
Merci de nous contacter au service Réservation pour toute information (05 65 72 85 00 - contact@tourisme-conques.fr)
Le Trésor de Conques est l'un des 5 grands trésors européens d'orfèvrerie médiévale et le seul en France, qui regroupe autant d'objets du Haut Moyen Âge.
Le Trésor de Conques fermé jusqu’à nouvel ordre pour des raisons de sécurité - Merci de votre compréhension.
Le musée J-Fau reste ouvert (tarifs préférentiels)
Info : Service Patrimoine 05 65 72 85 00
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Aménagé dans une ancienne demeure face à la fontaine du Plô, en contrebas de la place de l'église, ce musée abrite sur plusieurs niveaux, une riche collection lapidaire (chapiteaux, statuaire...) et des objets d'art en provenance de l'abbaye ou de l'église abbatiale.
Modes de paiement : espèces, chèque, CB, chèque vacances - En raison de la fermeture temporaire du Trésor, le tarif d'entrée du musée est de 2,50€/adulte, gratuit/enfant.
Visite du Musée : horaires d'ouverture
Point de départ des différentes visites guidées proposées par le service patrimoine de Conques. Point de location des tablettes numériques (ou Office de Tourisme).
Le Trésor renvoie au culte et à la dévotion des reliques, ces précieux corps saints à l'origine du développement et de la prospérité d'une abbaye médiévale. Chaque sanctuaire pouvait alors accueillir la foule des pèlerins qui, dans une ferveur partagée, espérait obtenir les bienfaits sur terre et la récompense céleste. Permanence et continuité du phénomène : de nos jours encore, le Trésor conserve en partie cette fonction.
Le mot Trésor n'évoque pas seulement la richesse matérielle et artistique des revêtements d'or et d'argent doré, ornés de filigranes, de pierres gravées antiques, de pierres taillées, de perles ou d'émaux. Il témoigne surtout de l'importance religieuse accordée au contenu de ces coffrets de bois précieusement décorés.
La Majesté de sainte Foy, assise sur un trône et couronnée, est présentée dans une rotonde qui rappelle l'abside d'une église ou une sorte de « salle du trône ».
Cette œuvre, datée des IXᵉ et Xᵉ siècles, d'un intérêt historique et artistique exceptionnel, abrite une insigne relique : le sommet du crâne de sainte Foy, une jeune chrétienne agenaise martyrisée en 303 et dont les ossements firent l'objet d'une « translation furtive » jusqu'à Conques en 866.
Statue étonnante en tous points (ancienneté, fabrication, stylistique, symbolique…), la plastique de la Majesté de sainte Foy surprend : le corps disproportionné (tête, bras et pieds importants), l'expression forte et hautaine du visage (grands yeux de verre bleu foncé, menton relevé), la rutilance de l'or, des pierreries et des émaux donnent un sentiment d'étrangeté qui a souvent conduit à qualifier d'idole ce reliquaire, qui est en réalité une icône. Sainte Foy intercède pour les pèlerins qui la prient.
Grossièrement taillée dans du bois d'if, la statue s'arrête au cou, simple cylindre sur lequel s'ajuste la tête creuse en or, découpée sur un buste antique (IVᵉ-Vᵉ siècle).
Le revêtement d'or estampé de fleurettes (IXᵉ siècle) a été embelli pendant des siècles de compositions d'orfèvrerie ; les plus anciennes sont les bandes aux bords du col, des manches et des bas de la robe (Xᵉ siècle) ; elles comportent nombre d'intailles antiques à motifs païens. La couronne est ornée d'émaux cloisonnés sur or (Xᵉ siècle). Le trône d'argent doré porte les mêmes bandes orfévrées préromanes, mais les boules en cristal de roche sont gothiques. Les bras et les mains ont été refaits au XVIᵉ siècle, et l'on ignore le geste qu'ils faisaient à l'origine.
Selon la tradition, Charlemagne, fondateur d'une vingtaine d'abbayes, aurait envoyé à chacune d'elles un reliquaire adoptant la forme des lettres de l'alphabet. Le A fut affecté à Conques, le « premier de ces monastères ».
Cette pièce d'orfèvrerie, en fait, date de l'abbatiat de Bégon III (1087-1107) ainsi que l'atteste une inscription latine sur la tranche d'un jambage. Par cette réalisation, ce prélat aurait donc contribué à rappeler une tradition ancienne.
On peut admirer, au revers, un magnifique bijou composé de filigranes et de chatons filigranés et émaillés, disposés en cercle autour d'une intaille sur cornaline représentant une Victoire ailée écrivant sur un bouclier.
Remanié à plusieurs reprises, ce petit reliquaire rassemble des éléments du IXᵉ au XIᵉ siècle, avec des additions faites aux XIIᵉ, XIIIᵉ et XVIᵉ siècles.
Parmi les vestiges les plus précieux, on doit noter les émaux translucides, rouges ou verts sur fond d'or (plaquettes arrondies, à la face ou au revers) d'époque carolingienne ; d'autres émaux, bleus, blancs et rouges, aux ailes des oiseaux, au revers, sont opaques et cloisonnés ; on les date du XIᵉ siècle.
L'abondance des filigranes et le montage de bandes gemmées sur des arcatures, ainsi que le réemploi d'une intaille sur cornaline représentant Apollon, au revers, doivent être remarqués.
Les autels portatifs sont des pièces consacrées permettant de célébrer la liturgie, hors du lieu de culte habituel.
L'inscription latine en grandes lettres, visible à la base du toit de ce petit édifice, qui n’est pas, à proprement parler, une lanterne, cite l'abbé Bégon III, comme commanditaire de l'œuvre.
En forme de tombeau antique, ce reliquaire est décoré de médaillons légendés qui exaltent le triomphe du Christ sur le Mal et la Mort. Le plus beau est celui de Samson vainqueur du lion. Il est aussi plus récent (2ᵉ moitié du XIIᵉ siècle).
L'inscription de la base indique à la fois le commanditaire - l'abbé Bégon III - et le donateur des reliques du Christ et des saints, le pape Pascal II qui les a envoyées de Rome en 1100.
Abstraction faite des éléments d'époques diverses, la belle scène de la Crucifixion atteste le haut niveau artistique atteint par l'atelier d'orfèvrerie de Conques.
Découvert en 1875 au cours de la démolition du mur édifié, à la fin du XVIᵉ siècle, entre les colonnes du rond-point du chœur de l'abbatiale, il fut restauré en 1878 par l'orfèvre Poussielgue-Rusand qui refit certains médaillons manquants.
Il regroupe des éléments d'époques différentes (VIIᵉ-XIIᵉ siècle).
On remarque des rectangles d'orfèvrerie cloisonnée mérovingienne, aux côtés du bijou central bordé d'un cercle cloisonné de la même époque ; tout autour, les plaques d'argent niellé sont datées de la fin du VIIIe ou du début du IXᵉ siècle. La bordure inférieure à gros cabochons est datée de la fin du IXᵉ siècle.
De composition tardive (XVIᵉ siècle), il est constitué de fragments d'orfèvrerie d'époques diverses (VIIᵉ- XIIIᵉ siècle). Les éléments les plus anciens sont la plaque cloisonnée (VIIᵉ siècle) et les morceaux d'argent doré, avec des rinceaux au repoussé qui l'entourent (IXᵉ siècle).
Sur les épaules de la Vierge, des écussons émaillés portent des armoiries seigneuriales non encore identifiées.
On distingue, dans le pli des vêtements, un poinçon d'orfèvre (fin du XIIIᵉ siècle).
Tableau de la deuxième moitié du XIIIᵉ siècle, avec de nombreuses logettes destinées à contenir des reliques et accompagnées de l'inscription des noms des saints. On remarque notamment celui de saint Jacques, au sommet du panneau central.
Ce saint Georges est un moine de Conques, devenu évêque de Lodève en 877. La main bénit à la façon occidentale. Le Christ en croix, au bas de la manche est déjà dessiné dans le style gothique (fin du XIIIᵉ siècle - début du XIVᵉ siècle).
Recouverte en argent en partie doré, cette œuvre porte le poinçon de l'orfèvre rouergat Pierre Frechrieu et celui de la ville de Villefranche-de-Rouergue. Ce reliquaire a été exécuté en 1493-1494. L'iconographie rappelle le martyre de la sainte : la palme, signe des élus de Dieu, le gril et le glaive, instruments de sa Passion.
Ce manuscrit sur parchemin du XIᵉ siècle, en partie composé par Bernard, maître de l'école-cathédrale d'Angers au retour de son voyage à Conques vers 1013, décrit l'église préromane, la Majesté - vénérée comme une icône - et d'autres reliquaires. Il relate les nombreux miracles liés au culte des corps saints.
Le Trésor abrite d'autres œuvres, d'un intérêt artistique moindre mais d'une importance réelle pour l'histoire de Conques, après l'époque des splendeurs romanes : bustes-reliquaires, croix de cuivre découpée, encensoirs, boîte à hostie en cuivre, burettes et chrémières en étain, plaque de plomb, matrice de sceau, manuscrits, etc.